19 mars : commémoration ou division ?

Harkis - rue des  panneau 150006 (1)Les combattants des guerres d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie sont désormais célébrés le 5 décembre. Une date “neutre“, sans histoire, sans racine, introduite par Jacques Chirac ;  elle a le mérite de rassembler. Ce n’est pas le cas du 19 mars, date des accords d’Evian. C’est à compter du 19 mars que pieds-noir et harkis devinrent des étrangers dans leur pays, c’est à compter de cette date que la France, ou plutôt les autorités françaises, les abandonnaient à leur sort.

De plus les combats ont continué à faire rage pendant de longs mois. Le 19 mars est une date de fracture. Faut-il la célébrer plus avant au risque de diviser plus encore ? “On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars“ avait prévenu François Mitterrand. Les sénateurs socialistes qui votèrent cette loi d’inspiration communiste en 2013 n’ont pas écouté le conseil.
C’est par respect pour les harkis, les pieds-noirs, les supplétifs de l’armée, les militaires, par souci d’unité que j’écris ce billet. C’est de confiance dont nous avons besoin et non de méfiance !
Pour finir je veux citer Camus, amoureux de l’Algérie, son pays “ il est bon qu’une Nation soit assez forte de tradition et d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les raisons qu’elle peut avoir encore de s’estimer“.

La France est infiniment aimable, malgré ses erreurs, alors évitons les divisions stériles.

Marc Dubief

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