Bron : le cas Erdogan illustre les contradictions du mouvement “En Marche“

Alors que le maire de Bron et Annie Guillemot soutiennent Benoît Hamon pour la présidentielle, un des adjoints de la ville a choisi, lui, de se mettre En Marche pour Emmanuel Macron.

Il s’agit de monsieur Izzet Doganel, fervent supporter du président turc Erdogan. Monsieur Doganel, alors président de l’association culturelle franco-turc, avait d’ailleurs reçu Erdogan à bras ouvert en 2014 à Eurexpo, louant (je cite) “sa légitimité et sa faculté à gagner les élections à chaque fois“. (Voir article ici : visite controversée d’Erdogan à Eurexpo).

Or, à l’heure de la polémique sur la venue du ministre des Affaires étrangères turc en France à Metz pour promouvoir le renforcement de l’autorité du déjà très autoritaire Erdogan, le positionnement de monsieur Doganel ne manque pas de piquant.

En effet, Emmanuel Macron hier et son porte-parole aujourd’hui ont clairement dénoncé la campagne de propagande européenne d’Erdogan et affirmé qu’il aurait mieux valu que la France, à l’instar de l’Allemagne et des Pays Bas, n’accueille pas de tels meetings. Le représentant brondillant de Macron serait-il donc en marche inversée par rapport aux consignes de son mouvement ? Il doit en tout cas clairement faire marche arrière ou pour le moins préciser ses positions.

Rappelons qu’Izzet Doganel avait lourdement invectivé l’opposition lors du dernier conseil municipal, l’accusant de faire des accords avec le Front National.
Quand on entend le Président Erdogan traiter les Pays-Bas de “république bananière“ et parler de “comportement rappelant le nazisme“ à propos de l’Allemagne, on ne peut que constater que monsieur Doganel a l’indignation bien sélective.

Pour le moins, cette situation permet de mettre en lumière toutes les contradictions du mouvement En Marche obligé de faire le grand écart permanent pour tenter de plaire à tout le monde…

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